<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>CARIANE</title><link>http://carianaval.canalblog.com/</link><description>Espace communautaire d&#xe9;di&#xe9; aux bidonvillois soucieux de sauvegarder la m&#xe9;moire collective de &quot;Cariane Centra&quot;, au Hay Mohammadi de Casablanca.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sat, 14 Nov 2009 12:42:55 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Bidonville</title><dc:creator>jilbidoo</dc:creator><link>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/12/03/11617021.html</link><category>chanson</category><category>Claude Nougaro</category><comments>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/12/03/11617021.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://carianaval.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11617021/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/12/03/11617021.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 03 Dec 2008 19:40:40 GMT</pubDate></item><item><title></title><dc:creator>jilbidoo</dc:creator><link>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/11/17/11400144.html</link><comments>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/11/17/11400144.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://carianaval.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11400144/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/11/17/11400144.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;object class=&quot;dm_videowall logo_left&quot; width=&quot;708&quot; height=&quot;230&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/videowall/bookmark/jilbido&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/videowall/bookmark/jilbido&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 17 Nov 2008 13:39:08 GMT</pubDate></item><item><title>Au secours, &quot;Caryane centra&quot; agonise!</title><dc:creator>jilbidoo</dc:creator><link>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/11/12/11334350.html</link><comments>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/11/12/11334350.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://carianaval.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11334350/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/11/12/11334350.html</guid><description>&lt;p&gt;Le mythique bidonville des Carri&#xe8;res centrales est dans l&apos;œil de la sp&#xe9;culation fonci&#xe8;re, pour se voir menac&#xe9; de dispersion aux quatre coins de Casablanca.&lt;br /&gt;&lt;img alt=&quot;Lahrawyne&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/85/56/385616/32992245_p.jpg&quot; width=&quot;391&quot; height=&quot;266&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Admettre que l&apos;am&#xe9;nagement urbain doive davantage tenir compte de la r&#xe9;alit&#xe9; sociale, en g&#xe9;n&#xe9;ral, et des sp&#xe9;cifit&#xe9;s bidonvilloises, en particulier, rel&#xe8;ve du bon sens et emporte facilement l&apos;adh&#xe9;sion morale, pour &#xea;tre en droit d&apos;interpeller la volont&#xe9; politique. Expression de la soci&#xe9;t&#xe9; civile, la &quot;participation citoyenne&quot; s&apos;est impos&#xe9;e comme le concept universel de conduite de projets sociaux dans les programmes de d&#xe9;veloppement durable, tel que le VSB*, voire l&apos;INDH*. En t&#xe9;moigne la d&#xe9;claration du Mill&#xe9;naire visant &quot;l&apos;am&#xe9;lioration des conditions de vie de 100 millions de bidonvillois&quot; de l&apos;ONU-Habitat, au dernier Forum Urbain Mondial. En effet, tant qu&apos;on n&apos;aura pas trait&#xe9; la probl&#xe9;matique bidonvilloise dans sa proximit&#xe9; &#xe0; l&apos;emploi industriel, au travail artisanal, aux occupations marchandes, au transport d&apos;acc&#xe8;s &#xe0; l&apos;urbanit&#xe9;, aux besoins des m&#xe9;nages et au bien-&#xea;tre des foyers, on n&apos;aurait fait que transf&#xe9;rer les crises sociales de l&apos;ancien bidonville vers de nouveaux &quot;b&#xe9;tonvilles&quot;, o&#xf9; les conditions des &quot;petites gens&quot; seraient autrement plus pr&#xe9;caires dans leurs maisons que dans leurs baraques. Constats et analyses prouvent d&apos;ailleurs, que la transposition d&apos;un milieu &quot;in-vivo&quot; en &#xe9;quilibre inclusif, &#xe0; un espace &quot;ex-vivo&quot; en recomposition, &#xe9;tait et serait toujours dramatique. De m&#xea;me qu&apos;une int&#xe9;gration volontariste &#xe0; un espace marginal et d&#xe9;pendant serait loin de valoir la fusion spontan&#xe9;e dans un milieu centr&#xe9; et autonome, un appartement serait trop cher pay&#xe9;, mat&#xe9;riellement et affectivement, par une insertion socio-&#xe9;conomique al&#xe9;atoire. De la simple consultation d&apos;agr&#xe9;ment (top down) &#xe0; l&apos;implication responsable (bottum-up), de la MOS* &#xe0; l&apos;accompagnement social et de l&apos;Empowerment* au Opbouwwek*, cette dynamique alternative d&apos;ing&#xe9;nierie sociale promeut, plus ou moins, la dimension socio-spatiale en rapport avec la dimension techno-spatiale, infl&#xe9;chissant les normes des standards urbanistiques vers plus de viabilit&#xe9; que de performance. &lt;br /&gt;Hors de la &quot;participation citoyenne&quot;, comment compte-on dialoguer avec des locuteurs l&#xe9;gitimes revendiquant un habitat social dans leur propre commune, &#xe9;quip&#xe9;e d&apos;infrastructures communes et de services publiques, d&#xe9;veloppant son environnement, fondant leurs r&#xe9;f&#xe9;rents identitaires et encadrant leur mixit&#xe9; solidaire? Pratiquement, la finalit&#xe9; serait de promouvoir un partenariat local concert&#xe9; en toute transparence, dans le cadre d&apos;un dialogue social confiant, entre les d&#xe9;l&#xe9;gu&#xe9;s communautaires, les activistes associatifs, les militants d&apos;ONG, les d&#xe9;cideurs institutionnels, les am&#xe9;nageurs professionnels et autres acteurs du d&#xe9;veloppement, en vue de mobiliser comp&#xe9;tences et ressources n&#xe9;cessaires &#xe0; l&apos;&#xe9;dification d&apos;un projet r&#xe9;sidentiel pour le &quot;plus grand nombre&quot;. Dans une vision &quot;glocale&quot; d&apos;en bas en haut, le projet doit s&apos;articuler &#xe0; l&apos;am&#xe9;nagement territorial de Casablanca, &#xe0; travers le nouveau SDAU*, comme contribution au renforcement de la notion de ville durable, de sa capacit&#xe9; productive et de son aptitude d&apos;int&#xe9;gration, propre &#xe0; r&#xe9;duire les &#xe9;carts de viabilisation inter-quartiers, &#xe0; consolider les avantages comp&#xe9;titifs et &#xe0; &#xe9;muler les atouts cr&#xe9;atifs. Aussi prometteur et cautionn&#xe9; qu&apos;il soit, faudrait-il encore qu&apos;un projet aussi ambitieux puisse &#xea;tre consid&#xe9;r&#xe9; &quot;hors march&#xe9;&quot; foncier et immobilier, pour esp&#xe9;rer &#xe9;chapper aux convoitises sp&#xe9;culatives, aux enjeux client&#xe9;listes et aux manigances v&#xe9;reuses.&lt;br /&gt;Pour n&apos;&#xea;tre pas un bidonville ordinaire, le traitement du Caryane m&#xe9;rite bien des &#xe9;gards. Si son d&#xe9;mant&#xe8;lement advienne, il faut pr&#xe9;alablement qu&apos;il soit r&#xe9;habilit&#xe9; &#xe0; r&#xe9;int&#xe9;grer sa &quot;centralit&#xe9;&quot; historique du Hay Mohammedi, dont il est le p&#xe8;re g&#xe9;niteur, &#xe0; le faire indemnis&#xe9; pour tord communautaire, &#xe0; se r&#xe9;approprier sa m&#xe9;moire collective s&#xe9;culaire et &#xe0; valoriser un fonds anthropologique digne de figurer dans le Patrimoine de l&apos;Humanit&#xe9; de l&apos;UNESCO. Faut-il rappeler que, depuis le premier camp de travaux &quot;archi-tram&#xe9;&quot; du colonat, install&#xe9; &quot;manu militari&quot; en 1907, jusqu&apos;&#xe0; l&apos;habitat vernaculaire actuel, il a acquis le &quot;droit de cit&#xe9;&quot; d&apos;&#xea;tre toujours int&#xe9;gr&#xe9; aux plans urbains successifs de Casablanca, comme composante ouvri&#xe8;re majeure de son identit&#xe9; embl&#xe9;matique. N&apos;en d&#xe9;plaise aux ic&#xf4;noclastes, c&apos;est l&#xe0; que, dans un processus g&#xe9;n&#xe9;ratif initial, l’interaction de l&apos;ancien g&#xe9;notype ethno-rural avec le biotope industriel environnant fonda le nouveau ph&#xe9;notype ouvrier rurbain, pour que Caryane en devienne l&apos;ic&#xf4;ne all&#xe9;gorique, et :&lt;br /&gt;- l&apos;arch&#xe9;type bidonvillois, reconnu &quot;acad&#xe9;miquement&quot; par la Francophonie comme le patronyme industriel originel.&lt;br /&gt;- le socle travailliste du syndicalisme marocain et la cheville ouvri&#xe8;re de la &quot;tiers-zone&quot; industrielle casablancaise.&lt;br /&gt;- le bastion de la r&#xe9;sistance nationaliste, symbolis&#xe9;e en la personne du regrett&#xe9; Mohamed V, &quot;Sultan du Caryane&quot;.&lt;br /&gt;- le creuset de fonds ethno-culturels, dont le &quot;melting-pot&quot; est c&#xe9;l&#xe9;br&#xe9; magistralement par le pop&apos;art &quot;Ghywani&quot;.&lt;br /&gt;- le berceau d&apos;une &quot;diaspora&quot; m&#xe9;ritante, for&#xe7;ant le respect pour avoir brav&#xe9; toute exclusive et relev&#xe9; tant de d&#xe9;fis.&lt;br /&gt;Au cr&#xe9;puscule d&apos;un destin de &quot;roc marqu&#xe9; aux fers&quot;, &#xe0; la fois tragique et fabuleux, Caryane trouvera encore la fac&#xe9;tie pour confondre &#xe9;radicateurs enrag&#xe9;s et promo-b&#xe9;tonneurs. Servant le Hay d&apos;un &quot;cœur flamboyant&quot;, de son vivant &#xe0; sa mort, il rena&#xee;tra de ses cendres en &quot;poumon verdoyant&quot;, pour que l&apos;ex-bidonvillois ne souffre plus jamais, ni le &quot;syndrome paradoxal&quot;, ni le martyre de la &quot;hogra&quot;.&lt;br /&gt;-----------------------------------------------&lt;br /&gt;•VSB* : Villes Sans Bidonvilles	•INDH* : Initiative Nationale de D&#xe9;veloppement Humain	&lt;br /&gt;•MOS* : Ma&#xee;trise d&apos;œuvre Sociale •Empowerment* : Habilitation	&lt;br /&gt;•Opbouwwek* : Travail social de construction	•SDAU* : Sch&#xe9;ma Directeur de l&apos;Am&#xe9;nagement Urbain&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 12 Nov 2008 14:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bidonvilles de Sidi Moumen, &#xe0; Casablanca</title><dc:creator>jilbidoo</dc:creator><link>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/11/12/11333488.html</link><comments>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/11/12/11333488.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://carianaval.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11333488/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/11/12/11333488.html</guid><description>&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k16ci2qclHfcQJkzLT&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;320&quot; height=&quot;256&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; /&gt;	&lt;p&gt;	&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x2x405_bidonvilles-de-sidi-moumen-a-casabl_news&quot;&gt;Bidonvilles de Sidi Moumen, &#xe0; Casablanca&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;	Vid&#xe9;o envoy&#xe9;e par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/rue89&quot;&gt;rue89&lt;/a&gt;	&lt;/p&gt;	&lt;p&gt;	&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 12 Nov 2008 12:52:48 GMT</pubDate></item><item><title>le camp de travaux &quot;archi-tram&#xe9;&quot;</title><dc:creator>jilbidoo</dc:creator><link>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/01/07/7481382.html</link><comments>http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/01/07/7481382.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://carianaval.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7481382/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://carianaval.canalblog.com/archives/2008/01/07/7481382.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;QG_Drude1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/20/385616/32405787_p.jpg&quot; width=&quot;370&quot; height=&quot;231&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;La baraque Q.G. du Gl Drude en 1907&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certes, Casablanca n&apos;eut pas de mod&#xe8;le endog&#xe8;ne de citadinit&#xe9; moyen-&#xe2;geuse, aussi prestigieux que F&#xe8;s ou Marrakech, mais l&apos;embryon archa&#xef;que de la Casbah n&apos;en &#xe9;tait pas moins traditionnel. Il fut facilement phagocyt&#xe9; par un mod&#xe8;le exog&#xe8;ne d&apos;urbanit&#xe9; moderne dominant, dont l&apos;une des premi&#xe8;res symboliques fut la baraque, aussi primitive soit-elle. Le g&#xe9;n&#xe9;ral Drude ne lui exprima-t-il pas l&apos;hommage d&#xfb; &#xe0; un habitat humain? Au d&#xe9;barquement de 1907, le Commandant des troupes d&apos;occupation fran&#xe7;aise, pr&#xe9;d&#xe9;cesseur du g&#xe9;n&#xe9;ral Lyautey, n&apos;installa-t-il pas son Q.G. de conqu&#xe9;rant dans une baraque? Certes, elle n&apos;eut que le nom &#xe0; partager avec une bicoque ordinaire de l&apos;actuel Cariane, mais elle fut, sinon le mod&#xe8;le, du moins l&apos;a&#xef;eule de toutes les baraques des Carianes du Maroc. Imposante de taille, avec son toit en ados couvert de zing et ses larges marches acc&#xe9;dant &#xe0; une vaste terrasse, elle rappelait les cabanes des pionniers du Far-West, le rocking-chair et la guitare en moins. Install&#xe9;e dans le petit square attenant au Th&#xe9;&#xe2;tre municipal, elle devint l&apos;Office postal militaire, puis par la suite la premi&#xe8;re Ecole des Beaux Arts. L&#xe0; o&#xf9; ils vont, explorateurs et colons s&apos;install&#xe8;rent dans des tentes militaires, faciles &#xe0; transporter, puis construisirent des cabanes en bois dans un territoire pacifi&#xe9;. En 1910, le bois fut un mat&#xe9;riau rare et cher, pour que deux importateurs ouvrirent un comptoir de mat&#xe9;riaux de construction au port et firent fortune d&apos;un standard &quot;made in France&quot;, dont s&apos;inspir&#xe8;rent les premiers hangars des fabriques. Loin de l&apos;image qu&apos;on se fit, le bidonville ne fut donc pas &#xe0; sa naissance, un amas d&apos;habitats auto-mont&#xe9;s et chaotiques, partant dans tous les sens. Comme la baraque n&apos;&#xe9;tait pas faite de tout venant, d&apos;un peu de tout et beaucoup de n&apos;importe quoi, dans un cocktail &quot;m&#xe9;li-m&#xe9;lo&quot; de mat&#xe9;riaux disparates, plaqu&#xe9;s sur un substrat en bois. Apr&#xe8;s son installation comme camp de travaux sous tentes, le nouveau baraquement &#xe9;tait r&#xe9;serv&#xe9; &#xe0; l&apos;encadrement europ&#xe9;en avant d&apos;&#xea;tre c&#xe9;d&#xe9; aux &quot;zoufria&quot; du Cariane. Il fut architectur&#xe9; sommairement certes, mais en secteur urbanisable, suivant la &quot;trame Schneider&quot;, reprise par l&apos;urbaniste en chef Michel &#xc9;cochard qu&apos;il relata en ces termes, dans son livre &quot;Casablanca, le roman d&apos;une ville&quot; : “On num&#xe9;rote les baraques, on cr&#xe9;e des rues centrales et des transversales qui coupent des blocs r&#xe9;guliers.” Mais ce qu&apos;il ne disait pas, c&apos;est qu&apos;outre l&apos;assainissement, sa conception se soucia de consid&#xe9;rations d&apos;intimit&#xe9; sociale. Ainsi, les enclos de baraques furent accol&#xe9;s par leur long c&#xf4;t&#xe9;, de fa&#xe7;on que deux habitats voisins soient s&#xe9;par&#xe9;s par une cour. De m&#xea;me que les rang&#xe9;es de baraques, trac&#xe9;es &#xe0; la r&#xe8;gle en lignes jumelles et s&apos;ouvrant sur une ruelle de 2 m. de large, furent s&#xe9;par&#xe9;es au verso, par une venelle mitoyenne d&apos;un m&#xe8;tre de large, auquel on acc&#xe9;da par une bouche d&apos;a&#xe9;ration basse… pour y planter la menthe. Attribu&#xe9;s par tribu, les blocs de baraques furent structur&#xe9;s autour d’une placette centrale et th&#xe9;&#xe2;tre des veill&#xe9;es folkloriques quotidiennes, &#xe0; laquelle aboutirent tous les passages. Forte de cette &quot;centralit&#xe9;&quot; urbanistique, la trame Schneider appliqu&#xe9;e au Cariane centra, fut reprise pour Cariane &quot;jdid&quot; (nouveau), lors du recasement des bidonvilles de la ceinture c&#xf4;ti&#xe8;re industrielle. (voir &quot;L&apos;Arch&#xe9;type bidonvillois&quot;, Al Bayane du 3 juillet 2007).&lt;br /&gt;Ba Mahjoub, simple menuisier depuis toujours, v&#xe9;g&#xe9;ta longtemps dans sa petite &#xe9;choppe, pour s&apos;aigrir un peu &#xe0; r&#xe9;p&#xe9;ter sans cesse, “avoir eu une commande de 17 baraques &#xe0; monter, en une seule journ&#xe9;e, mais ne put en r&#xe9;aliser que 3, avec l&apos;aide d&apos;un apprenti.” Malgr&#xe9; un montage rudimentaire et laborieux sur terrain nu, il tint &#xe0; fabriquer des baraques de bonne facture, dans le respect d&apos;un savoir-faire qui se perd, suivant un process &quot;fait main de tout bois&quot; normalis&#xe9; par son initiateur fran&#xe7;ais. Dans son sch&#xe9;ma minimaliste, la baraque standard de Schneider, qui ne manqua pas d&apos;ergonomie, se pr&#xe9;senta de l&apos;ext&#xe9;rieur, en enclos rectangulaire de 5 m. sur 4 m. et de 2,5 m. de hauteur, alors que les 20 m2 de l&apos;habitacle furent agenc&#xe9;s en 4 espaces distincts. Pour y avoir v&#xe9;cu mon enfance dans une baraque &quot;standad&quot;, je me rappelai, que d&#xe8;s l&apos;entr&#xe9;e principale, situ&#xe9;e dans le tiers gauche de l&apos;enclos, on acc&#xe9;da par une cour de servitudes, &#xe0; ciel ouvert et arbuste au centre, soit &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur de la baraque, soit &#xe0; la &quot;cochina&quot; (cuisine) ou encore &#xe0; la &quot;cabina&quot; (toilettes), toutes situ&#xe9;es &#xe0; droite. Forme cubique ferm&#xe9;e par une porte large pour une personne et plac&#xe9;e &#xe0; l&apos;angle droit et au fonds de l&apos;enclos, la baraque proprement dite, mesura 4 m. de long sur 2,5 m. de large et 2,7 m. de haut, dont un toit en ados de 70 cm, prot&#xe9;g&#xe9; par du papier goudronn&#xe9; contre les infiltrations de la pluie. Cas&#xe9;e en fonds de cour, la &quot;cochina&quot; &#xe9;tait un espace abrit&#xe9; d&#xe9;di&#xe9; au rangement d&apos;objets et aux travaux domestiques (four &#xe0; cuisson, jarre d&apos;eau, m&#xe9;tiers de travaux…). Ce fut l&#xe0; que mon d&#xe9;funt p&#xe8;re tria ses &quot;balles&quot; de fripes am&#xe9;ricaines. Vocable espagnol comme cochina, &quot;cabina&quot; &#xe9;taient des latrines occupant &#xe0; droite de l&apos;entr&#xe9;e principale, le m&#xe8;tre restant entre la baraque et l&apos;enclos, courant sur toute la largeur de la baraque. Cet isoloir couvert par un semblant de tenture, se r&#xe9;duit simplement &#xe0; un grand trou du genre &quot;matmora&quot;, s&apos;ouvrant par un petit trou bouch&#xe9; par une large pierre, mais suffisait &#xe0; notre aisance et &#xe0; l&apos;assainissement de la maisonn&#xe9;e. Quand un artiste mal blanchi, fils d&apos;un manœuvre &quot;cariani&quot; de surcro&#xee;t, clama : “Je ne discute pas avec quelqu&apos;un qui fait ses besoins dans un bidon”, il oublia que ces &quot;toilettes&quot; n&apos;&#xe9;taient creus&#xe9;es et vid&#xe9;es que par des &quot;hartani&quot; de son esp&#xe8;ce!	&lt;br /&gt;Pour Casablanca, la dynamique d’investissement des deux entre-guerres, appel et fuite de capitaux aidant, a g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9; une forte croissance, investie dans l’&#xe9;dification d’une importante infrastructure de base, d&#xe9;passant celles de Marseille et de Paris r&#xe9;unies, &#xe0; la m&#xea;me &#xe9;poque. A l&apos;installation de Cariane jdid en 1938 sur 17 ha, une forte demande en baraque &quot;cl&#xe9; en main&quot; se manifesta, faisant de la location des baraques un business juteux, attisant la convoitise des compradores* du terroir et poussant de gros commer&#xe7;ants de &quot;Derb Omar&quot; &#xe0; y prendre pied. La densit&#xe9; du Cariane passa tr&#xe8;s vite en 1925, de 300 baraques &#xe0; 4.000, dont 200 boutiques et 5 fours &#xe0; pain. Faisant fi des arr&#xea;t&#xe9;s municipaux d&apos;expulsion de 1932 et 38, pour question de salubrit&#xe9; (typhus), le paiement en 1942, d&apos;une taxe municipale de location de 8 frs/baraque, 15 frs/four et 30 frs/boutique, patenta d&#xe9;finitivement les bidonvillois dans leur droit. Le riche hobereau qui ouvrit le bal, ne serait-il pas Bouazza ben Ta&#xef;bi, qui installa pas moins de 2.000 nouvelles baraques en 1949, pour que le site s&apos;appela dor&#xe9;navant Cariane Bouazza II? Toujours est-il qu&apos;en 1950, une groupie de huit sp&#xe9;culateurs fricota impun&#xe9;ment sur 7.669 baraques, ne tardant pas &#xe0; r&#xe9;cup&#xe9;rer les 5.581 relevant encore du statut municipal, en r&#xe9;compense de leur &quot;collaboration&quot;. Selon une enqu&#xea;te r&#xe9;alis&#xe9;e par Andr&#xe9; Adam en 1964, l&apos;hectare de terre &quot;plant&#xe9;&quot; de 500 baraques, de 20 m2 de surface, lou&#xe9;e &#xe0; 100 frs/mois, rapportait 600.000 frs, soit presque 15 fois plus que sem&#xe9; en orge &#xe0; 16 qx/ha et &#xe0; 2.600 frs/ql. Gr&#xe2;ce &#xe0; ce trafic, les Bouazza, Khlifa &quot;Lakra&#xe2;&quot;, El Bachir…, joyeux drilles grivois, pavan&#xe8;rent avec leurs acolytes Ouled Lakhiri, Ouled Harress, Berrad, Ben Amar…, dans leurs limousines am&#xe9;ricaines, en compagnie de courtisanes juives. Convives assidus avec Abdelkrim Ben M’Sik, aux &quot;ksayr&quot; (soir&#xe9;es) sous tente ca&#xef;dale de Sma&#xef;l Cherradi, dans sa &quot;a&#xe2;rsa&quot; (jardin) de Bab Marrakech, ils fredonn&#xe8;rent aux chants de la grande cheikha Arjounia, accompagn&#xe9;e des jeunes Kebbou et Boucha&#xef;b Bidaoui, portant leur &#xe9;chos, au del&#xe0; des remparts, jusqu&apos;au bidonville de Derb Taliane.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 07 Jan 2008 18:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>M&#xe9;moire de pierres ou d&apos;hommes?</title><dc:creator>jilbidoo</dc:creator><link>http://carianaval.canalblog.com/archives/2007/12/11/7198874.html</link><comments>http://carianaval.canalblog.com/archives/2007/12/11/7198874.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://carianaval.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7198874/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://carianaval.canalblog.com/archives/2007/12/11/7198874.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;Decau_1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/56/88/385616/32406040_p.jpg&quot; width=&quot;363&quot; height=&quot;228&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Le petit train Ducauville, dit &quot;Beybir&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est incontestable, que le terme &quot;bidonville&quot; fran&#xe7;ais est d&apos;origine casablancaise. Fut-il canonis&#xe9; par l&apos;Acad&#xe9;mie fran&#xe7;aise en 1920, &#xe0; la place du &quot;gadoueville&quot; fran&#xe7;ais, sur la base du rapport d&apos;un architecte du projet de construction du quartier des Habous? E&#xfb;t-elle donc traduit &quot;bidonnage&quot; par truquage, &quot;bidonner&quot; par faire rire, &quot;se bidonner&quot; par se maquiller et &quot;bidonnant&quot; par tr&#xe8;s amusant? N&apos;a-t-il &#xe9;t&#xe9; usit&#xe9; qu&apos;&#xe0; partir de la crise mondiale des ann&#xe9;es 1930, sur la foi d&apos;un journaliste fran&#xe7;ais anonyme? Etait-ce Pierre Lhande de L’Illustration de Paris, qui &#xe9;crivait dans son article, &quot;L’urbanisme en bo&#xee;tes de conserves&quot; du 11 novembre 1933 : “le gourbi est fait &#xe0; la diable, avec un ramassis de bo&#xee;tes et de bidons aplatis, de vielles t&#xf4;les ondul&#xe9;es, de volets clou&#xe9;s, mais la haie vive est &#xe9;mond&#xe9;e et la palissade est s&#xfb;re…” Serait-ce le premier reportage sur un bidonville? En fin de compte, c&apos;est le journaliste R. Gauthier du journal Le Monde, qui lan&#xe7;a le n&#xe9;olo-gisme &quot;bidonville&quot;, dans son article &quot;Du Maroc&quot;, datant du 9 septembre 1953, venu sp&#xe9;cialement couvrir les &#xe9;v&#xe8;nements sanglants, cons&#xe9;qutifs &#xe0; l&apos;assassinat du leader syndicaliste tunisien Ferhat Hachad.&lt;br /&gt;Malgr&#xe9; un itin&#xe9;raire aussi balis&#xe9;, la date et le lieu de naissance du Cariane pr&#xea;tent encore &#xe0; controverse, o&#xf9; th&#xe8;se et antith&#xe8;se s&apos;entrechoquent, au plus haut niveau. Moult questions qui embarrassent les alli&#xe9;s d&apos;une &quot;m&#xe9;moire de pierres&quot;, pour vouloir les &#xe9;vacuer au plus vite, exigent que des ralli&#xe9;s &#xe0; la &quot;m&#xe9;moire d&apos;hommes&quot; y r&#xe9;pondent, auparavant. Tel le boniment pr&#xe9;tendant que “c&apos;est dans les ann&#xe9;es 20, &#xe0; proximit&#xe9; de la centrale thermique des Roches Noires &#xe0; Casablanca, qu&apos;apparaissent les premi&#xe8;res baraques, construites &#xe0; partir de mat&#xe9;riaux des plus h&#xe9;t&#xe9;roclites. Les ouvriers du chantier de construction choisiront la proximit&#xe9; d&apos;une carri&#xe8;re, pour implanter leurs logements sommaires”. Autrement dit, pour parler &quot;bidonville&quot; et non &quot;Cariane&quot;, devrait-on arr&#xea;ter le temps jusqu&apos;aux environs de 1924, date de la construction de la dite centrale, pour que les planches des baraques soient bard&#xe9;es de t&#xf4;les r&#xe9;cup&#xe9;r&#xe9;es des usines? On peut chicaner tant qu&apos;on peut &#xe0; ce sujet, comme sur le poids de &quot;pierre blonde&quot; extraite du Cariane, dans l&apos;&#xe9;dification des monuments du centre-ville et de la zone industrielle d&apos;A&#xef;n Seb&#xe2;a, mais on ne contestera jamais, que c&apos;est d&apos;ici que partit la grande &#xe9;pop&#xe9;e du chemin de fer marocain et que les bidonvillois furent ses premiers cheminots. A cause de la fum&#xe9;e d&#xe9;gag&#xe9;e par sa chaudi&#xe8;re &#xe0; charbon, le petit train fut surnomm&#xe9; de l&apos;affectif &quot;beybir&quot;, par analogie au savoyard &#xe0; th&#xe9; fumant. Cahin-caha et teuf-teuf, il tra&#xee;na ses wagonnets &#xe0; la queue leu leu, &#xe0; la joie des gosses accroch&#xe9;s et des badauds attroup&#xe9;s! &lt;br /&gt;Jilbido&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 11 Dec 2007 13:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le destin de &quot;roc marqu&#xe9; au fer&quot;</title><dc:creator>jilbidoo</dc:creator><link>http://carianaval.canalblog.com/archives/2007/12/10/7188400.html</link><comments>http://carianaval.canalblog.com/archives/2007/12/10/7188400.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://carianaval.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7188400/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://carianaval.canalblog.com/archives/2007/12/10/7188400.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/50/42/385616/32401219.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Scalera&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/50/42/385616/32401219_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; height=&quot;244&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Scalera : 1&#xb0; cimenterie du Maroc&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pr&#xe9;lude &#xe0; une trag&#xe9;die de plusieurs actes, la Conf&#xe9;rence d&apos;Algerisas de 1906 constitua un &#xe9;v&#xe8;nement &quot;charni&#xe8;re&quot; dans l&apos;histoire du Maroc. Imposant au Makhzen, pour le contr&#xf4;le de la Dette, l&apos;&#xe9;tablissement d&apos;une zone franche autour de 8 ports marocains, elle avalisa ainsi les &#xe9;tudes de g&#xe9;nie civil pour l&apos;am&#xe9;nagement du nouveau port de Casablanca, command&#xe9;es pa le sultan My Abdelaziz en 1905, &#xe0; Gaston de Caqueray, ancien lieutenant de vaisseau et vice-pr&#xe9;sident de la Compagnie Marocaine. Pour ce, le Vizir Mehdi El Menebhi accorda la m&#xea;me ann&#xe9;e, la concession d&apos;exploitation des carri&#xe8;res de pierres n&#xe9;cessaires &#xe0; la mise en œuvre du projet. Mais le march&#xe9; ne leur fut accord&#xe9; officiellement que le 2 mai 1907, au d&#xe9;triment de la Banque de Paris &amp; des Pays-Bas. Pour les besoins de la cause, l&apos;urbaniste Albert Tardiff &#xe9;baucha un premier sch&#xe9;ma du futur Casablanca, en tra&#xe7;ant sommairement un demi-cercle de 10 km de rayon autour d&apos;El M&apos;rissa, petit port rudimentaire de Dar El Beyda, reliant cinq marabouts : Sidi Abderrahmane, Sidi Allal Kerwani, Sidi Belyout et Sidi Abdellah bel Haj, sur sa base et Sidi Mohamed de Derb Milan, au sommet du rayon. Comme stipul&#xe9; par la Conf&#xe9;rence d&apos;Algesiras, le domaine de statut makhzenien relevant dor&#xe9;navant, d&apos;une tutelle franco-espagnole pour le contr&#xf4;le de la Dette, fut d&#xe9;coup&#xe9; en trois secteurs : un noyau central autour de la Casbah, d&#xe9;volu &#xe0; l&apos;administration et au commerce, couronn&#xe9; par une zone r&#xe9;sidentielle et de plaisance du colonat, au Sud-Est vers Jadida et une r&#xe9;serve industrielle et ouvri&#xe8;re, au Nord-Est vers Rabat. Le concept d&apos;urbanisme &quot;concentrique&quot;, ainsi initi&#xe9;, fut d&#xe9;velopp&#xe9; en 1914 par Henri Prost, l&apos;urbaniste officiel du Protectorat, qui &#xe9;labora en 1915, le 1&#xb0; plan urbanistique de Casablanca, int&#xe9;grant les quartiers industriels des Roches Noires, de la Villette, d&apos;A&#xef;n Seba&#xe2; et … des Carri&#xe8;res centrales. C&apos;est l&#xe0; que la Compagnie Marocaine fonda &#xe0; flanc de coteau, les &quot;Carri&#xe8;res centrales&quot;, filiale g&#xe9;rant chantiers de travaux et camps sous-tentes des manœuvres. Entre-temps, fut install&#xe9;e la &quot;Scalera&quot;, premi&#xe8;re cimenterie industrielle du Maroc, au cœur m&#xea;me de la carri&#xe8;re. D&#xe9;but&#xe8;rent alors les travaux du port, un 24 mai 1907, par le terrassement d&apos;une plate-forme de 50 m. d&apos;avanc&#xe9;e en mer sur 500 m. de largeur de gr&#xe8;ve, de part et d&apos;autre de la porte d’El M&apos;rissa. De l&#xe0;, fut tir&#xe9;e une voie ferr&#xe9;e de 0,60 m&#xe8;tre d&apos;empattement, pour la petite locomotive Decauville &#xe0; charbon et wagonnets &#xe0; d&#xe9;versement lat&#xe9;ral. Un premier tron&#xe7;on partit des &quot;Carri&#xe8;res centrales&quot; jusqu&apos;au port, convoyant sur une dizaine de kms, le ciment et la pierraille n&#xe9;cessaires &#xe0; la fabrication des cubes de 50 et 100 tonnes, immerg&#xe9;s &#xe0; 12m de profondeur. Il traversa la carri&#xe8;re d&apos;A&#xef;n Ma&#xe2;zi, &#xe0; un kilom&#xe8;tre du port, au croisement de l&apos;avenue Pasteur et du bd. de la R&#xe9;sistance, &#xe0; la place de l&apos;actuelle Cour d&apos;Appel. Celle-ci fournit les gros rochers de terrassement, avant d’&#xea;tre envahie par les eaux de la dite-source et d&#xe9;laiss&#xe9;e au profit de la nouvelle carri&#xe8;re de Sidi Abderrahmane, &#xe0; une dizaine de kms au Sud-Est. Et dire que c&apos;est le destin de &quot;roc marqu&#xe9; au fer&quot; du bidonville des &quot;Carri&#xe8;res centrales&quot; de participer aux causes qui entra&#xee;n&#xe8;rent les incidents de la &quot;Bataille de Chaouia&quot;, en 1907.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 10 Dec 2007 15:21:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>